1ère approche
J'ai accès à toute une documentation concernant le centre Takiwasi et ses pratiques.
J'ai donc décidé, dans un premier temps, d'étudier les dossiers de divers francophones. Cela me permet de comprendre leur situation. Il y a tout d'abord une fiche présentation qui énonce toutes les caractéristiques du sujet (nom, prénom, sexe, âge...etc.). Suite à cela, il y a une fiche préliminaire qui met à plat ses diverses problématiques, c'est-à-dire ses addictions, sa situation familiale, et les attentes qui en découlent. Ceci peut représenter un premier corpus pour définir le type de population occidentale qui se rend à Takiwasi.
J'ai demandé qu'on me présente des personnes actuellement en thérapie dans le centre. L'entretien me paraît la meilleure approche pour connaître leur motivations et leur attentes. J'espère que cela pourra me permettre de dégager les informations nécessaires qui feront apparaître chez le patient ses orientations, et donc ses représentations de la drogue, de l'ayahuasca et des pratiques qui en découlent. Le but est de parvenir à faire ressortir le caractère sacré qui orienterait son comportement. Je pourrai, je l'espère, comprendre les limites de l'occident à répondre aux exigences de ce type de personne addictive.
Je pourrai aussi vérifier l'efficacité des soins par entretien mais aussi par étude des dossiers et des divers suivis qu'il y a dans le temps, puisque certains d'entre eux correspondent plusieurs années après pour faire le point sur leur état.
Les dossiers sont en espagnol pour la plupart, puisque ce sont les psychologues qui mettent sur papier les divers entretiens qu'ils réalisent avec le patient. Cela leur permet de constater l'évolution de son état, de faire ressortir les choses qui sont apparues grâce aux purges et aux diverses plantes ingérées.
Il est encore difficile pour moi de mettre au point une technique particulière qui serait la plus à même d'être efficace pour mon étude. Seuls l'étude de dossier et les entretiens directs sont pour le moment à ma portée.
Je suis aussi susceptible de participer à des rituels de soins, mais pour le moment, l'approche me semble brutale, puisque la session qui m'est proposée est la même que celle proposée aux patients. Il y a aussi un paramètre à prendre en compte : faire une cérémonie risque de retarder mon étude puisque je vais être entièrement impliqué, et ce, sans demi-mesure. Je pense donc qu'il vaut mieux que j'effectue mes entretiens et mes études de dossiers avant cela. J'attends aussi une mise en confiance de la part des organisateurs de ces cérémonies, le contact étant encore très restreint.
Je vais donc, après étude un peu plus approfondie des dossiers, déterminer un idéal-type, me permettant de mettre en avant les problématiques les plus fortes. Je choisirai donc, a priori, un addictif à l'héroïne, qui me semble le produit le plus créateur de déviance et de marginalité. Je comprendrai peut-être les motivations qui poussent ce type d'individu à accepter de tels soins venus d'une culture qui leur est étrangère, et par là même, je pourrai déceler les limites des soins occidentaux à caractères substitutifs. Je précise en effet que les patients qui viennent à Takiwasi ont suivi des thérapies occidentales pour couper leur addiction. Or ces tentatives sont la plupart du temps un échec.
J'ai donc décidé, dans un premier temps, d'étudier les dossiers de divers francophones. Cela me permet de comprendre leur situation. Il y a tout d'abord une fiche présentation qui énonce toutes les caractéristiques du sujet (nom, prénom, sexe, âge...etc.). Suite à cela, il y a une fiche préliminaire qui met à plat ses diverses problématiques, c'est-à-dire ses addictions, sa situation familiale, et les attentes qui en découlent. Ceci peut représenter un premier corpus pour définir le type de population occidentale qui se rend à Takiwasi.
J'ai demandé qu'on me présente des personnes actuellement en thérapie dans le centre. L'entretien me paraît la meilleure approche pour connaître leur motivations et leur attentes. J'espère que cela pourra me permettre de dégager les informations nécessaires qui feront apparaître chez le patient ses orientations, et donc ses représentations de la drogue, de l'ayahuasca et des pratiques qui en découlent. Le but est de parvenir à faire ressortir le caractère sacré qui orienterait son comportement. Je pourrai, je l'espère, comprendre les limites de l'occident à répondre aux exigences de ce type de personne addictive.
Je pourrai aussi vérifier l'efficacité des soins par entretien mais aussi par étude des dossiers et des divers suivis qu'il y a dans le temps, puisque certains d'entre eux correspondent plusieurs années après pour faire le point sur leur état.
Les dossiers sont en espagnol pour la plupart, puisque ce sont les psychologues qui mettent sur papier les divers entretiens qu'ils réalisent avec le patient. Cela leur permet de constater l'évolution de son état, de faire ressortir les choses qui sont apparues grâce aux purges et aux diverses plantes ingérées.
Il est encore difficile pour moi de mettre au point une technique particulière qui serait la plus à même d'être efficace pour mon étude. Seuls l'étude de dossier et les entretiens directs sont pour le moment à ma portée.
Je suis aussi susceptible de participer à des rituels de soins, mais pour le moment, l'approche me semble brutale, puisque la session qui m'est proposée est la même que celle proposée aux patients. Il y a aussi un paramètre à prendre en compte : faire une cérémonie risque de retarder mon étude puisque je vais être entièrement impliqué, et ce, sans demi-mesure. Je pense donc qu'il vaut mieux que j'effectue mes entretiens et mes études de dossiers avant cela. J'attends aussi une mise en confiance de la part des organisateurs de ces cérémonies, le contact étant encore très restreint.
Je vais donc, après étude un peu plus approfondie des dossiers, déterminer un idéal-type, me permettant de mettre en avant les problématiques les plus fortes. Je choisirai donc, a priori, un addictif à l'héroïne, qui me semble le produit le plus créateur de déviance et de marginalité. Je comprendrai peut-être les motivations qui poussent ce type d'individu à accepter de tels soins venus d'une culture qui leur est étrangère, et par là même, je pourrai déceler les limites des soins occidentaux à caractères substitutifs. Je précise en effet que les patients qui viennent à Takiwasi ont suivi des thérapies occidentales pour couper leur addiction. Or ces tentatives sont la plupart du temps un échec.
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